Conseils d’écrivain N°1 

Vous écrivez ? Donc vous êtes !

Que ce soit par besoin de reconnaissance ou d’existence. Écrire est un besoin, alors si vous ressentez ce besoin, n’hésitez pas. Écrivez, que diable ! C’est facile, tout le monde peut le faire. Une page par jour, et à la fin de l’année, vous avez un livre. Vous n’avez pas de sujet, ce n’est pas grave. Écrivez sur tout et sur n’importe quoi. Ne vous posez pas de question du style « ça n’intéressera personne ». Vous ne savez pas, vous ne l’avez pas encore fait lire. Plus vous avancerez et plus vous aurez envie de continuer, si ce n’est pas le cas, si cela devient rébarbatif, choisissez autre chose.

Écrire n’est pas anodin, c’est un chemin initiatique. La culture d’un art dans lequel on se réalise. « Connais-toi, toi-même » disait Socrate.

Alors, je vous conseille d’écrire déjà sur vous-même. Nous avons tous notre propre histoire à raconter, et si ce n’est pas pour faire un best-seller, votre descendance sera un jour très contente de la découvrir. Connaître le passé de nos ancêtres, on le porte en soi, c’est génétique. Alors si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour eux.

A suivre…


Conseils d’écrivain N°2

Si vous voulez être lu ? Faites court.

C’est l’un des secrets des écrivains d’aujourd’hui. Construisez vos phrases telles qu’elles vous viennent et amputez-les des mots inutiles.

Écrivez là dans un sens et essayez dans un autre. Souvenez-vous de Molière dans

« Le bourgeois gentilhomme ».

« On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ». Ou bien ;

« D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux ». Ou bien ;

« Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir ». Ou bien ;

« Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font ». Ou bien ;

« Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour. »

Garder les phrases qui sonnent le mieux, lorsque vous la prononcez à haute voix. Une phrase doit pouvoir se déclamer avec facilité. Vos lecteurs ne sont pas des imbéciles et comprennent très vite, là, où vous voulez en venir. Faites induire des images et des situations.

Alors, épurez, épurez, épurez… Jusqu’à ce qu’il ne reste que l’essentiel. Nous sommes dans la société du zapping. Faites en sorte, que votre lecteur ne décroche pas. Chaque page doit entraîner la suivante.

A suivre…