Caresser les souvenirs qui font du bien. Pleurer aussi, sur ces moments de paradis perdus. Ressentir les vibrations de la présence de son corps courir dans le mien, jusqu’à ce que sa bulle fonde dans la mienne. La plénitude alors envahie. Avant de trop vieillir, je voudrais encore goûter au dernier plaisir de ce qui m’est aujourd’hui interdit. Du bout, de mes mains caresser ses seins. Effleurer la courbe de ses reins, m’enivrer de son parfum. De la chaleur de son souffle. Dans un élan de jeunesse, revivre la tendresse de mon corps éloigné des paradis perdus. Le cœur à l’envers, noyé dans un océan d’amour. Je vieillis doucement. Mais je ne veux pas oublier la tendre enfant, qui glissait ses bras autour de mon cou. Invitant mes mains, à caresser son corps. Devinant ses dessous. Je pleure encore. À ce paradis perdu. Faire rebattre mon cœur un instant et même si ce n’est pas vrai, revivre le temps. Un soir d’été où elle m’avait aimée. L’espoir d’un soir d’être un prince. Émotion de la passion où es-tu passée. Où te reverrais je ? Au paradis ? Je veux pleurer et puis crever. Le compte est bon, tout ça, c’est con. Revivre une fois, encore une fois, une fois dans ses bras. Tout ce dont je n’ai plus droit.