Chaque ville laisse s’ériger des cités de non-droit, n’ayant pour loi que celle qui domine l’état. Un état impuissant qui se contente de condamner l’outrage et qui n’a que pour action de donner la parole aux philosophes baveux, qui s’autorisent à disserter sur la situation en pensant qu’il le fond mieux que les autres. Un laxisme ambiant où la vérité se transforme en Fake news, histoire de ne froisser personne. Le champ est libre aux barbares, on vole, on viole, on tue, au nom de religions infidèles. Les gourous sont légion et répandent leur haine au pied des tours de Babel. Une surenchère au plaisir de cultiver l’horreur qui engendre la terreur. Oublié le petit prince « Si tu diffères de moi loin de me léser tu m’enrichis » la citation d’amour est corrigée par « Si tu diffères de moi, je t’arrache la vie ». La terre d’accueil se fait mordre par le chien qu’elle nourrit.
La pieuvre répand ces tentacules jusqu’au cerveau de ceux qui part paresse on perdu la faculté de penser par eux-mêmes, laissant une culture de téléréalité où il n’ y a de loi que soi et sa bande..
L’humain est devant la bouche sombre d’un labyrinthe noir. Chaque compromis bienveillant est une faiblesse où s’engouffrent un peu plus les turpitudes. Un marchand d’illusion meurt et un autre le remplace, continuant de propager le poison qui pourrit les âmes.
Hors des forteresses douillettes des âmes bien nées, aucun maître ne guide plus l’enfant.
L’homme de bonne volonté ne veut pas une vie de terreur pour les siens. Alors à son tour il enfreint les lois de son pays, il couve des milices secrètes qui n’auront bientôt que pour seul but des expéditions punitives. Les jeux ne suffiront plus à contenir leur détresse, les gens sans avenir allumeront les grands incendies. Et la vie deviendra un cauchemar de chaque jour.
L’état désemparé abandonnera le pouvoir aux barbares.